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À propos de la maladie de Gaucher La maladie de Gaucher est la plus fréquente des maladies génétiques lysosomiales. Cette maladie héréditaire rare se caractérise par une diminution des concentrations de glucocérébrosidase, une enzyme. Ce déficit enzymatique provoque l’accumulation de glucocérébroside, un lipide complexe, dans les lysosomes des monocytes et des macrophages. La maladie de Gaucher se démarque principalement par la présence de cellules engorgées de lipides dotées d’un noyau excentrique (cellules de Gaucher). Ces cellules délogent les cellules saines normales – d’ordinaire dans le foie, la rate et la moelle osseuse – risquant ainsi d’engendrer une hépatosplénomégalie, une dysfonction organique et une détérioration squelettique. Il existe trois types de la maladie de Gaucher, chacun étant associé à un tableau clinique distinct :
Signes cliniques La maladie de Gaucher est extrêmement hétérogène. Si plus d’une centaine de mutations du gène codant pour la glucocérébrosidase ont été identifiées, une même mutation peut donner lieu à une évolution clinique bien différente d’un patient à un autre. Les symptômes de la maladie de Gaucher de type 1 sont les suivants :
Diagnostic Les erreurs de diagnostic sont monnaie courante étant donné la grande diversité des symptômes. Il arrive, dans certains cas, que trois ou quatre diagnostics erronés soient posés, incluant la leucémie, le lymphome et la polyarthrite rhumatoïde, avant que la maladie de Gaucher ne soit confirmée. On effectue parfois une biopsie de la rate, du foie ou de la moelle osseuse, dont les résultats laissent croire à la présence possible de la maladie. Le diagnostic doit cependant être confirmé au moyen d’un dosage enzymatique. L’analyse enzymatique de leucocytes ou de fibroblastes en culture permet de confirmer ou d’infirmer le diagnostic. Traitement Le traitement enzymatique substitutif (TES) représente maintenant la norme à l’échelle mondiale dans les cas de maladie de Gaucher de type 1, suppléant ainsi aux soins palliatifs actuels, tels que la splénectomie, la transfusion de sang, de plaquettes ou des deux, et les interventions orthopédiques. Le TES prend la relève de l’enzyme manquante et participe à la dégradation du glucocérébroside s’étant accumulé dans les cellules macrophages de l’organisme. Les patients atteints de la maladie de Gaucher peuvent s’attendre à poursuivre le TES indéfiniment. À l’heure actuelle, on l’administre par voie intraveineuse toutes les deux semaines, la dose étant fonction du poids du patient. |
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